top of page

La place des huiles essentielles dans le système de santé québécois

Par Marie-Andrée Buteau, conseillère doTERRA


Je commence en me présentant. Mon nom est Marie-Andrée Buteau et je suis infirmière clinicienne. J’ai commencé à travailler dans le milieu hospitalier en 2002. Le système de santé, je l’ai vu changer au fil des années… selon le gouvernement en place! Un gouvernement par moment plus restrictif et par moment misant sur l’évolution des technologies, tout cela agrémenté de nombreuses réformes.


Afin de déterminer la place des huiles essentielles dans le système de santé, il faut tout d’abord comprendre comment il fonctionne, mais surtout, quelles sont ses lacunes. La principale question à se poser est « Quels sont les enjeux du système de santé actuel? ».



Un des premiers problèmes, selon moi, est l’accessibilité aux soins. Ce problème s’explique par le fait que la population est vieillissante. Certains facteurs démographiques se traduiront par une hausse de la consommation des services de soins de santé.


En 2011, la proportion d’aînés âgés de 85 ans et plus était de 12% alors qu’elle frôlera les 25% en 2016.

Le nombre de clients est donc plus grand que les capacités du système actuel. Et cette réalité est accompagnée par une pénurie de professionnels de la santé! Évoluant au rythme de la technologie médicale, les soins sont de plus en plus complexes. Des chirurgies qui étaient impossibles il y a 10 ans sont maintenant possibles et réalisées avec un temps important et un coût élevé.


Deuxièmement, le système est centré sur des soins curatifs et hospitaliers. Les patients désirent être guéris rapidement, et ce, avec une pilule miracle. Auraient-ils pu éviter le problème de santé pour lequel ils consultent? Les gens ne doivent plus être passifs et s’attendre à être traités et guéris sans aucun effort en contrepartie.


La prévention, reconnue et souhaitée depuis de nombreuses années, est difficile à intégrer dans le système de santé actuel. Les gestes de prévention sont rentables pour la société en général mais ne l’est pas financièrement pour les professionnels des soins curatifs, ce qui n’encourage pas une accentuation des moyens de prévention. Lorsque qu’une action est posée pour aider l'ensemble de la population, c’est plus subtil à percevoir pour chaque individu. Cependant, la personne sauvée par des médicaments ou une intervention médicale coûteuse est plus facile à identifier.


Malheureusement, la médecine actuelle ne réussit parfois pas à traiter tous les maux. Et comme le système a une vision curative, que fait-on avec les gens que nous ne réussissons pas à guérir?


Au final, il y a plusieurs entraves qui empêchent - ou, du moins, ralentissent extrêmement - l’évolution de notre système de santé présentement. Le système est lent, il est difficile de le faire bouger et de permettre l’innovation au sein de celui-ci.


Nous avons qu’à penser aux bactéries multi-résistantes… Depuis combien d’années sont-elles apparues? Dès le début de ma pratique à l’Hôpital Laval, j’ai vu arriver ces bactéries multi-résistantes - soit le SARM et le ERV. Ce n’est que tout récemment que des solutions ont été évoquées pour faire réellement face à ce problème, et ainsi éviter de seulement diminuer la propagation. En passant, les huiles essentielles sont très prometteuses à ce sujet… mais ceci fera l’objet d’un autre article!


Il y a des problématiques qui perdurent… mais les gens sont tellement débordés à éteindre les feux! Ça devient un luxe de devoir intégrer une vision de qualité dans les soins.


Les SOLUTIONS (C’est là où ça commence à être intéressant!)

Une des principales solutions est de responsabiliser les clients - en fait, la population en général - au sujet de leur santé et de les guider vers l’adoption de saines habitudes de vie. Depuis peu, l’infirmière se voit offrir de nouveaux mandats qui vont dans ce sens, tel que le bilan de santé chez l’adulte. L’infirmière bachelière évalue les besoins de santé, initie des mesures préventives et cible des interventions auprès d’une clientèle adulte. Ce sont des procédures qui responsabilisent les clients à prendre en charge leur santé par de saines habitudes de vie et des solutions non pharmacologiques.


En prenant leur santé en main, ces gens seront plus responsables, plus autonomes, auront moins besoin de consultations médicales. Ils sauront quand et pourquoi il est important de consulter lorsqu’ils en auront besoin. La répercussion va se traduire aussi dans les cliniques médicales où les bons clients se présenteront au bon moment pour obtenir des soins plus efficients. Cette solution offre des réponses aux problèmes d’accessibilité et diminue les soins centrés sur le curatif.


L’utilisation des huiles essentielles concorde avec cette vision, elles permettent de régler de nombreux désagréments de la vie courante ainsi que les symptômes reliés à de nombreux problèmes de santé. Cependant, il faudra une ouverture d’esprit du système de la santé. Il faudra aussi continuer de faire connaître les bienfaits des huiles essentielles. Plus nous en parlerons, plus l’ouverture se créera au niveau des professionnels de la santé. Un frein à la propagation de la bonne nouvelle est bien sûr au niveau financier… Les compagnies pharmaceutiques ont le monopole grâce à leur budget impressionnant. Si une compagnie veut faire connaître un nouveau produit auprès des médecins, elle doit fournir des études étoffées. Et c’est souvent accompagné de conférences, de soupers ou d’évènements assez coûteux.


Pourquoi ne pas combiner la médecine allopathique (traditionnelle) et holistique, incluant l’aromathérapie? Certains milieux hospitaliers aux États-Unis utilisent les huiles essentielles pour la désinfection, entre autres, et certaines compagnies d’assurances aux États-Unis les remboursent, au même titre que des médicaments prescrits. C’est une très grande percée! J’espère que la « contamination » des pratiques des États-Unis se fera rapidement ici au Québec!


Il demeure quand même indispensable d’éduquer la population car l’éducation est synonyme de protection. Les huiles essentielles ne sont pas réglementées par la FDA (Food and Drug Adminstration) et ce n’est pas parce que ce sont des ingrédients naturels qu’ils ne peuvent pas être dangereux.


Lorsque la médecine traditionnelle n’a plus de solutions à offrir ou que les limites des traitements pharmacologiques sont atteintes - d’efficacité ou reliées aux effets secondaires -, il y a heureusement l’option des médecines alternatives, dont l’utilisation des huiles essentielles.



Parlons des huiles essentielles

Je vous résume ici l’article de la firme indépendante Consumers Advocate au sujet des meilleures huiles essentielles basées sur une analyse approfondie.


Ils ont testés la pureté de 33 échantillons d’huiles essentielles provenant de 11 compagnies différentes afin de savoir exactement ce qui se cachait dans chaque bouteille. Cette recherche n’a pas de biais commercial car ils n’ont reçu aucune compensation financière et ont eu la collaboration de l’Aromatic Plant Research.


Les huiles essentielles sont utilisées depuis la nuit des temps, elles ont fait partie de rituels religieux et de pratiques thérapeutiques dans de nombreuses cultures à travers le monde. Chez les Égyptiens 4 500 ans avant Jésus-Christ, en Chine 2697 ans avant Jésus-Christ et, maintenant, les huiles essentielles sont synonymes de mode de vie sain.


Ce sont des concentrés chimiques obtenus par distillation ou extraction d’une partie d’une plante. Elles sont appelées « essentielles » parce qu’elles sont l’essence ou l’extraction du composé aromatique de la plante. L’huile essentielle produite est une partie du système immunitaire de la plante en réponse au stress, à la maladie ou pour la protéger des menaces environnementales. Dans la nature, les huiles essentielles sont responsables d’attirer les pollinisateurs et faciliter la reproduction de l’espèce végétale.


Selon le Dr Gerhard Buchbauer, Ph.D., professeur de chimie pharmaceutique à l’Université de Vienne et auteur du livre The Handbook of Essentiel Oils : science, Technology and Applications, les bienfaits des huiles essentielles sur la santé sont nombreux. L’utilisation thérapeutique des huiles essentielles est connue sous le nom d’aromathérapie. Ça fait aussi partie de l’art et la science d’utiliser les huiles essentielles pour relaxer, équilibrer et stimuler le corps, l’âme et l’esprit.


L’utilisation topique peut soulager les symptômes d’arthrite, d’inflammation, d’eczéma. Utilisées en inhalation, les huiles essentielles ont prouvées qu’elles activaient différentes parties du cerveau qui modulent les émotions, l’humeur, la cognition ou les comportements. De plus, la diffusion d’huiles essentielles peut nous protéger des bactéries aériennes. Cette approche est efficace et plusieurs hôpitaux en diffusent pour protéger les clients et les travailleurs. Au Minnesota, les hôpitaux ont un programme d’aromathérapie qui fait partie intégrante de la pratique infirmière. Elles sont utilisées pour la gestion de la douleur, des nausées, les troubles de sommeil, l’anxiété, les symptômes de dépression et pour promouvoir les sentiments de relaxation et de bien-être.


De nombreuses huiles essentielles ont des propriétés antimicrobiennes, antivirales, antifongiques et antioxydantes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elles font d’excellents produits de nettoyage non toxiques, des nettoyants à mains ou des répulsifs pour les insectes.


Bien que la liste des bienfaits soit longue, il y a quand même des risques potentiels à l’utilisation des huiles essentielles. Premièrement, chaque personne peut avoir une réaction ou une réponse différente à l’utilisation d’une huile, tout comme la médication.